Manifestation le 2 février à Paris et à Lyon : Pourquoi ?

publié le 30 janv. 2014 à 23:43 par Antoine Ardant   [ mis à jour : 30 janv. 2014 à 23:43 ]

Lors des discutions de la loi « Mariage et adoption par les personnes de même sexe », nous avons remis un dossier d’analyse à tous les députés et sénateurs, pour expliquer les effets néfastes que cette loi auraient sur les enfants et les familles http://www.lesparentsadoptants.org/clients/resources (dossier : LesParentsAdoptants- Analyse-pjl12-349A .pdf)

  

Depuis que la loi a été votée, nous recevons des témoignages illustrant malheureusement nos analyses sur ces conséquences :

        -       des pays ont arrêté l’accès à l’adoption aux couples français jugeant que, selon le « l’intérêt supérieur de l’enfant », leurs enfants ne peuvent être confiés qu’à un père et une mère, remplaçant les parents qu’ils auraient du avoir, si la vie n’en avait pas décidé autrement.

        -       des enfants orphelins qui ont rencontré leurs nouveaux parents dans le premier semestre 2103, sont toujours bloqués à l’orphelinat.

En effet, suite à la loi « Taubira » tous les jugements d’adoption ont été suspendus pour les français dans certains pays, comme en fédération de Russie. En attendant que la situation se débloque, on impose à l’enfant un 2ème abandon…

        -       Les familles adoptantes sont fortement éprouvées car elles ne peuvent pas ramener leur enfant au sein de leur famille en France et ne savent pas si elles le pourront le faire et quand ?…

 

Le projet de « loi Famille » inquiète les familles …

        1)    Réforme de « l’adoption plénière » : la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) recommande une réforme de l’adoption plénière qui serait une fiction et un « mensonge institutionnalisé » auquel on opposerait le droit de l’enfant à connaître ses origines.

Les Parents Adoptants sont particulièrement choqués par cette contre-vérité et ils demandent le maintien de l’adoption plénière 

L’adoption plénière existe parce que le lien entre l’enfant et ses parents biologiques a été rompu, soit par accident, soit volontairement (accouchement sous X, abandon anonyme,…) Ces enfants sont donc seuls dans la vie et n’ont plus de filiation. Et l’adoption plénière n’empêche pas l’enfant avec sa famille adoptive de retrouver ses origines si elles existent encore…

Par l’adoption plénière :

        -       ils retrouvent un père et une mère qu’ils sont en droit d’avoir,

        -       Ils entrent dans une famille ou ils s’intègrent pleinement, sans aucune différence entre les enfants biologiques et les enfants adoptés,

        -       Ils retrouvent ainsi une filiation crédible, source d’apaisement de la blessure de l’abandon

 

        2)    Abolition ou modification de « l’accouchement sous X »

Le CNA (Conseil national des Adoptés) propose dans sa charte art.5.1« l’abolition de l’accouchement sous X » obligeant la mère à laisser son identité afin que l’enfant puisse la connaitre à sa ma majorité…

 

Nous demandons le maintien de « l’accouchement sous X » dans son état actuel, dans l’intérêt de la mère et de l’enfant, car sinon les risques sont multiples :

-       les mères iront accoucher en secret chez elles, seules, avec des risques sanitaires et psychologiques importants pour la mère et l’enfant,

-       Les bébés seront déposés clandestinement dans la rue ou devant des hôpitaux avec un risque supplémentaire que l’enfant ne soit pas trouvé à temps pour être soigné et nourri,

-       D’autres mères choisiront alors l’IVG, voire IVG clandestins ou hors délais légaux toujours avec les risques sanitaires et psychologiques.

 

        3)    Statut des Beaux-Parents

Madame le Ministre de la Famille parle de créer un statut pour les beaux-parents.

 Nous attirons l’attention que dans l’intérêt de l’enfant et de la famille, l’autorité parentale est répartie uniquement entre le père et la mère de l’enfant, que les parents soient sous le même toit, séparés ou divorcés .

On ne peut pas diluer l’autorité parentale, même dans les familles recomposées, pour les enfants qui ont encore leur père et leur mère.

Accorder l’autorité parentale à une tierce personne reviendrait à réduire celle d’un des parents biologiques et ajouterait un désordre supplémentaire dans la construction de l’enfant, déjà blessé par la séparation de ses parents…

 

 

Les Parents Adoptants rejoignent donc les manifestations du 2 février à Paris et Lyon, demander une grande consultation nationale sur ces sujets et pour dire:

        -       Non à une suppression de l’adoption plénière

        -       non à une suppression de l’accouchement sous X

        -       non à un statut des beaux-parents imposé à l’enfant et troublant ses repères

        -       non à la PMA et la GPA

        -       non à l’adoption d’enfants par des personnes de même sexe

        -       non à une filiation trompeuse

        -       non à la discrimination des enfants adoptés

        -       non à l’introduction de « l’idéologie du genre » à l’école dès l’âge de 6 Ans avec « l’ABCD de l’Egalité 

 

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